LE PRESIDENT

REALISATEUR  DIALOGUES ROMAN PHOTO MUSIQUE DUREE
HENRI VERNEUIL MICHEL
AUDIARD
GEORGES
SIMENON
LOUIS
PAGE
MAURICE JARRE 102 MINUTES 1 MARS 1961


        
    Jean Gabin ....  Emile Beaufort

    Bernard Blier ....  Philippe Chalamont
    Renée Faure ....  Mademoiselle Milleran
    Henri Crémieux ....  Antoine Monteil
    Alfred Adam ....  François
    Louis Seigner ....  Lauzet-Duchet
    Jacques Marin ....  Le chauffeur du car
    Albert Michel ....  Un gendarme
     Louis Arbessier ....  Jussieu
       Charles Bouillaud  
    Antoine Balpêtré ....  Un ministre
    André Dalibert  
   Héléna Manson ....  Madame Taupin    
    Hélène Dieudonné ....  La cuisinière
    Jacques Monod ....  Mulstein
    Bernard Musson
Gabriel Gobin  
    Gérard Fallec  
  Aram Stephan  
    Micheline Gary  
    Émile Genevois  
         Georges Hubert  
    Charles Cullum ....  Sir Merryl
Christiane Barry  
Serge Degrave  
    Françoise Deldick ....  Huguette
    Philippe March 
    Jean Juillard  
    Georges Adet  
    Pierre Larquey ....  Augustin
    Raoul Marco  
    Collin Mann  
    Jean Martinelli ....  Un ministre
    Pierre Moncorbier  
    Maurice Nasil  
    Henri Nassiet ....  Un ministre
    Michel Nastorg  
    Jean Ozenne ....  Un ministre
    André Philip  
    Gisèle Préville  
    Albert Simono  
    Robert Vattier ....  Docteur Fumet
    Charles Bayard
    Jacques Berger
    Robert Berri
    René Berthier ....  Un parlementaire
    Marcel Charvey
    Amy Collin
    Maurice Dorléac
    Van Doude ....  Journaliste anglais
    Pierre Maguelon ....  Un parlementaire
    Marie Mansart
      Jean Michaud
    Claude Vernier ....  Journaliste allemand




Retiré de la politique depuis des années, Emile Beaufort partage ses loisirs entre la promenade et la rédaction des mémoires qu'il dicte à Mademoiselle Milleran, sa secrétaire-gouvernante ; il suit cependant toujours les événements. Vingt ans plus tôt en effet, Beaufort a dirigé un long moment la politique française. Président du Conseil, il a dû se résigner à une dévaluation de la monnaie. Préparée dans le plus grand secret, la mesure provoque cependant une manoeuvre d'un groupe financier et l'épargne française y perd trois milliards. Le Président du Conseil n'a pas tardé à comprendre qu'une fuite s'est produite par son propre chef de cabinet, Philippe Chalamont, gendre du banquier Etienne Vollard, allié au groupe spéculateur,et il lui fait signer l'aveu de sa forfaiture. Quelques années plus tard, de nouveau au pouvoir, Beaufort est attaqué sur son projet d'Etats-Unis d'Europe. Son principal adversaire, c'est le député Philippe Chalamont ; le Président réfute l'argumentation spécieuse de celui-ci, mais ne sachant battu par une coalition d'intérêts, il dit leur fait aux parlementaires et quitte la vie publique. Et il se retrouve désespérément seul. Même la fidèle Milleran le trahit, de connivence avec la police, en essayant de récupérer le document signé par Chalamont. Dans le pays en crise ministérielle, on parle de lui pour la Présidence du Conseil. Beaufort attend la visite de son ancien collaborateur, dont il est résolu à barrer le chemin, car il n'a pas pardonné le tort fait au peuple de France : président pressenti, Chalamont vient solliciter son pardon. Entre temps, Beaufort a brûlé les documents mais, après l'entrevue, les journaux annoncent le retrait de celui qu'on regardait déjà comme Premier. Et le vieillard, cardiaque et épuisé, peut bien finir sa vie.



   Le Président est un des très rares films de politique-fiction du cinéma français.
   L'histoire est imaginaire, mais inspirée par les combinaisons parlementaires et l'instabilité ministérielles de la IIIe et surtout de la IVe République.
   A bien des égards, le Président qui est un concentré des présidents du conseil des troisièmes et quatrième républiques rappelle par son comportement, sa stature et son attitude Georges Clemenceau.
    Ne pas confondre avec Président, autre film français de politique fiction sorti en 2006.
    La fin du film est différente de celle du livre de Simenon.
    Jean Gabin prononce un long monologue de dénonciation, qui fait référence sans les nommer aux deux cents familles, lors de la scène du discours à l'Assemblée
    Léon Zitrone et Claude Darget, journalistes vedettes de l'époque, jouent leur propre rôle dans une scène de journal télévisé.