LE QUAI DES BRUMES
 
REALISATION DIALOGUES ROMAN OPERATEUR MUSIQUE DUREE
MARCEL
CARNE
JACQUES
PREVERT
PIERRE MAC
ORLAN
LOUIS
PAGE
MAURICE
JAUBERT
87 MINUTES 17 MAI 1938

  Jean Gabin ....  Jean
Michel Simon ....  Zabel
Michèle Morgan ....  Nelly
Pierre Brasseur ....  Lucien
Robert Le Vigan ....  Le peintre
René Génin ....  Le docteur
Marcel Pérès ....  Le chauffeur
Raymond Aimos ....  Quart Vittel
Roger Legris ....  Le garçon d'hôtel
Martial Rèbe ....  Le client
Jenny Burnay ....  L'amie de Lucien
Edouard Delmont ....  Panama
Marcel Melrac
Raymond Pélissier
Raphaël ....  Un complice
Claude Walter ....  L'orphelin

Jean, un déserteur, arrive au Havre en camion et recherche un abri avant de quitter la France. Il est hébergé dans une cabane au bout des quais par l'étrange et chaleureux Panama. Il fait la connaissance d'un curieux peintre, Michel et d'une belle jeune fille triste, Nelly. Elle est terrorisée par son tuteur, un homme assez louche, Zabel, lui-même guetté par un petit groupe de voyous dont le chef est Lucien. Celui-Ci est un personnage veule. Jean le gifle devant ses acolytes un matin où il importune Nelly. Michel se suicide, laissant à Jean ses vêtements civils et son passeport. Jean décide de s'embarquer pour le Vénézuela mais le souvenir de la nuit qu'il vient de passer avec Nelly le retient à terre. Il court chez la jeune fllle, trouve Zabel, une scène violente éclate et Jean écrase le crâne de Zabel à coups de brique. Au moment de fuir vers le port, il est abattu à coups de revolver par Lucien. Il s'écroule, Nelly sanglote à côté de lui. " Embrasse-moi... vite " dit-il avant de mourir.



 C'est dans ce film que Gabin prononce son célèbre « T'as de beaux yeux tu sais », dans une scène avec Michèle Morgan. On trouve également d'autres répliques savoureuses, comme « vaut mieux avoir cette tête-là que pas de tête du tout », prononcée par Michel Simon.
  Le film sortit en Italie avec des dialogues modifiés par la censure fasciste, qui transforma le personnage de Jean Gabin (un déserteur) en un militaire en permission.

Lors du tournage, Pierre Brasseur, qui parla en mal de Michèle Morgan, s'attira la rancune de Jean Gabin. Ce dernier, très fâché, lorsqu'il dut gifler Pierre Brasseur dans l'une des scènes, ne retint pas son coup. Et on obtint alors l'une des plus belles paires de claques de l'histoire du cinéma.
  Prix Louis-Delluc 1939
  Grand Prix national du cinéma français 1939
   Prix Méliès de l'Académie du film (ex æquo avec La Bête humaine de Jean Renoir)