Le fils de Ferdinand
Mots: 220   Intro: 11 sec  Durée: 2.34  Année :1972

Sauv'moi... Sauv'moi la vie.

Mais foutez-moi la paix,
Je n'suis pas Jésus-Christ.

Je suis le fils de Ferdinand,
Le roi des ébénistes
Et le plus grand truand
De la basse corniche.
Ma mère était starlette
Et chantait des chansons
Dans des tavernes à bière
Où beuglait la légion.

Sauv'moi... Sauv'moi la vie.

Je suis né dans un port,
Très loin de Galilée,
Au Grand Hôtel du Nord
Qui louait des meublés.
Mon père, pour fêter ça,
A vidé trois barriques
Et s'est tiré quinze ans
Dans les armées d'Afrique.

Sauv'moi... Sauv'moi la vie.
Sauv'moi... Sauv'moi la vie.

Mais laissez-moi tomber :
Je n'suis pas Jésus-Christ !

J'ai grandi à Marseille
Tout au fond du Panier.
J'ai suivi à merveille
Les voyous du quartier.
Mes idées politiques
Sont assez progressistes.
Je sais semer un flic
Et voler les touristes.

Sauv'moi... Sauv'moi la vie.
Sauv'moi... Sauv'moi la vie.

Mais foutez-moi la paix :
Je n'suis pas Jésus-Christ !

Imaginez la tête
Que f'rait l'humanité
Si j'arrive en prêchant :
"Mes frères il faut s'aimer."
Imaginez surtout,
Il faut être sérieux,
Le pape en apprenant
Qu'le nouveau fils de Dieu...

C'est le fils de Ferdinand,
Le roi de ébénistes
Et le plus grand truand
De la basse corniche,
Qu'ma mère était starlette
Et chantait des chansons
Dans des tavernes à bière
Où beuglait la légion.

J'ai grandi à Marseille,
Tout au fond du Panier.
J'ai suivi à merveille
Les voyous du quartier.
Mes idées politiques
Sont assez progressistes.
Je sais semer un flic
Et voler les touristes.

Je suis le fils de Ferdinand.


(Jacques Revaux/Michel Sardou et Yves Dessca)