L'oiseau tonnerre
Mots:173  Intro:21 sec  Durée:3.35  Année:2006


Il est venu un homme de fer
Comme on en avait jamais vu
Nous l’avons traité comme un frère
On ne craint pas les inconnus

On l’a chauffé lavé nourri
Mis à ses pieds toutes nos richesses
Et nous avons pris son mépris
Pour un signe de sagesse

Nos enfants nageaient nus
Dans les bras de la rivière
Ils ont bien ri quand ils ont su
Que l’homme voulait prendre nos terres

Qui est propriétaire
D’un rayon de lune
Des reflets du soir
Sur la dune
A qui appartient l’air
Qui sculpte l’écume
Et jusqu’où voit
L’oiseau-tonnerre

Ils ont semé le sang le feu
Et le malheur jusqu’au nuage
En brandissant leurs pauvres dieux
Qu’ils agitaient sur des images

Dans la laideur de leurs prisons
Nos femmes sont des paysages
Qui nous font garder la raison
Ici où tout n’est que mirage

Nos enfants ne jouent plus
Dans les bras de la rivière
Mais leur esprit plane au-dessus
Sur les ailes de l’oiseau-tonnerre

Qui est propriétaire
D’un rayon de lune
Des reflets du soir
Sur la dune
A qui appartient l’air
Qui sculpte l’écume
Et jusqu’où voit
L’oiseau-tonnerre

Qui est propriétaire
D’un rayon de lune
Des reflets du soir
Sur la dune
A qui appartient l’air
Qui sculpte l’écume
Et jusqu’où voit
L’oiseau- tonnerre



(Daran/Pierre-Yves Lebert)