Vol 072 Gulf Air

23 août 2000
Bahrein
Airbus A 320-212
Gulf Air
143 morts
L’appareil effectuait une approche visuelle sur la piste de l’aéroport international de Bahreïn (pilote automatique et directeur de vol déconnectés) mais l’avion dépassa l’axe de piste et l’équipage demanda à remettre les gaz. Le contrôle autorisa une montée à 2 500 pieds, pour préparer une seconde approche. La vitesse de l’avion augmenta jusqu’à 185 nœuds et l’appareil prit de l’altitude.
Mais très vite, l’avion pris une assiette à piquer de 15°, et descendit. Le GPWS retentit. Le commandant de bord ordonna de rentrer les volets, et tira sur le manche. Mais cela ne suffit pas, et l’A320 toucha la mer avec un angle à piquer de 6,5°. La dernière vitesse enregistrée était de 280 nœuds. Les 143 personnes à bord ont été tuées. Il y avait 36 enfants à bord. Après l'accident, Hamad bin Issa al-Khalifa, l'émir de Bahreïn, a déclaré trois jours de deuil national1.L’enquête a conclu que les causes de l’accident sont les suivantes :
Le commandant de bord n’a pas respecté les procédures opérationnelles standards : sa vitesse de descente et de première approche était bien au-dessus des vitesses standards, l’approche n’était pas stabilisée sur le bon plan d’approche, le virage serré en fin d’approche, proche de la piste et à basse altitude n’est pas dans les procédures et la procédure de remise des gaz effectuée n’était pas correcte.
Le copilote n’a pas essayé d’attirer l’attention de son commandant de bord sur les nombreux écarts des paramètres et profils de vol par rapport aux standards, comme demandé dans les procédures opérationnelles.
Après la remise des gaz, l’équipage aurait eu une désorientation spatiale, ce qui a conduit le commandant de bord à croire (faussement) que l’avion était en train de cabrer. Le pilote a donc poussé sur le manche (pour réduire l’assiette), faisant piquer l’avion dans la mer. Aucun des deux membres d’équipage ne semble avoir perçu et n’a réagi aux alertes successives du GPWS signalant la proximité du sol.
L'enquête sur l'accident a conclu que la principale cause de l'accident était une erreur de pilotage (ainsi qu'une désorientation spatiale), avec un facteur secondaire étant des questions d'organisation et de contrôle systémiques.