Vol 111 Swissair

Vol 111 Swissair
2 septembre 1998
Peggys Cove, Nouvelle-Écosse
McDonnell Douglas MD-11
Swissair
229 morts
Lors du vol régulier Swissair au départ de New York JFK et à destination de Genève-Cointrin, le McDonnell Douglas MD-11 HB-IWF sombre dans l'océan Atlantique au sud-ouest d'Halifax le 2 septembre 1998 à 8 km des côtes de la Nouvelle-Écosse (Canada). La totalité des 229 personnes présentes à bord, soit 215 passagers et 14 membres d'équipage, périssent.
Parmi les victimes se trouvent John LaMotta, fils du champion de boxe Jake LaMotta et Jonathan Mann, responsable de l'OMS des actions contre le SIDA. Se trouvait à bord également Pierre Babolat, alors directeur de l'équipementier sportif Babolat. Le joueur de tennis suisse Marc Rosset était censé prendre lui aussi ce vol pour rentrer de l'US Open qu'il venait de disputer, mais il avait finalement décidé de repousser son retour en Suisse, annulant sa réservation au dernier moment.
Le vol décolla de JFK à 20 h 18 (EDT). Cinquante trois minutes plus tard, à une altitude de 33 000 pieds (soit 10 060 mètres), l'équipage perçut une odeur de brûlé. Un quart d'heure plus tard, une fumée devint visible et plusieurs systèmes tombèrent en panne. L'équipage lança un signal « pan-pan » en demandant un déroutement sur Boston Logan mais fut dirigé vers l'aéroport d'Halifax distant de seulement 56 miles (104 km).
À 22 h 19, l'avion n'était plus qu'à 54 km de Halifax mais était encore trop haut (21 000 pieds) et l'équipage dut entamer un 360 degrés pour rallonger sa distance de descente.
À 22 h 23, l'avion atteignit 10 000 pieds et se trouvait à environ 60 kilomètres de l'aéroport.
À 22 h 24, alors qu'il était en circuit autour de l'aéroport pour vidange par délestage en mer du carburant, l'équipage se déclara en détresse. Le contact fut perdu une minute plus tard après un nouvel appel de détresse. Ce fut le dernier contact radio avec le vol SR111. L'avion percuta l'océan à 22 h 31 selon les sismographes d'Halifax avec une force de 350G, tuant sur le coup tous les occupants du MD-11
Selon l'enquête il semblerait que des arcs électriques qui s'étaient formés sur le circuit de service du réseau de divertissement de bord (RDB) n'avaient pas déclenché d'alarme mais avaient enflammé rapidement des matières combustibles présentes à bord et avaient mis hors service des éléments essentiels au fonctionnement de l'appareil. L'équipage n'a pas semblé réaliser le phénomène et a rapidement perdu ses instruments de vol. Outre la fumée et la chaleur qui, d'après l'épave, devaient être intenses dans le cockpit, c'est sans instrument et de nuit que les pilotes devaient se diriger, ce qui était impossible sans repère terrestre. L'avion percuta l'océan avec une extrême violence compte tenu des déformations relevées.