Vol 232 United Airlines

19 juillet 1989
Sioux City
DC 10-10
United Airlines
111 morts
L'enquête, menée par le NTSB, permit de confirmer que l'accident initial était dû à la destruction de la soufflante du moteur 2. En se désintégrant elle produisit un grand nombre de débris qui, sous l'effet de la force centrifuge, percutèrent violemment l'empennage de l'avion, endommageant les circuits hydrauliques au point de provoquer une fuite massive du liquide. En l'absence de pression hydraulique, il était impossible de contrôler l'avion en agissant sur les commandes de vol. La pièce incriminée a été retrouvée dans un champ trois mois après l'accident.
Cette défaillance de la soufflante était due à une crique de fatigue dans le métal du disque de soufflante non détectée lors de la dernière inspection. L'origine de cette crique provient d'un défaut de fabrication de l'alliage composant le disque. Ce défaut ne fut pas détecté par les méthodes utilisées par General Electric et s'est avéré très difficilement détectable, voire non détectable avec les moyens utilisés à l'époque. En revanche cette crique aurait dû être détectée par les mécaniciens de maintenance. Il a en effet été prouvé qu'elle mesurait déjà 1,25 cm lors de la dernière inspection en avril 1988. Le défaut à l'origine de cette crique est une inclusion métallurgique appelée Hard Alpha et possède la particularité de se comporter très rapidement comme une crique lorsque la pièce est trop sollicitée. Il a été démontré a postériori que ce défaut "non détectable" avant de se transformer en crique puis se propager, était dû à un procédé spécifique d'élaboration des disques (VAR2).