Vol 296 Air France


26 juin 1988
Habsheim
A 320-111
Air France
3 morts
L'Airbus A320 décolle de Bâle-Mulhouse, en direction d'Habsheim. L'appareil vole quelques minutes, mais les pilotes ne repèrent toujours pas la piste. Ils ne l'apercevront que très tardivement. L'avion fit une descente beaucoup plus rapide que prévu. L'avion l'A320 immatriculé F-GFKC d'Air France se présente train et volets sortis, en descente vers 100 pieds de hauteur (30 m) pour une présentation lors d'un meeting aérien au-dessus de l'aérodrome de Habsheim (près de Mulhouse). Le but de la manœuvre est de passer à Alpha Max (passage à très basse altitude, à très basse vitesse, au-dessus de l'aérodrome), avant de prendre un cap au sud-est en direction du Mont-Blanc. Outre les six membres d'équipage, il transporte 130 passagers pour ce court vol de démonstration, quelques journalistes et des personnes faisant un baptême de l'air sur cette nouvelle génération d'appareils d'Airbus. Le pilote choisit de ralentir à faible vitesse et maintenir le nez de l'avion très cabré comme prévu, les commandes de vol électrique de l'appareil rendent cet exercice malgré tout beaucoup moins risqué que sur d'autres appareils. Mais alors que l'avion continue à se cabrer nettement au-delà d'une manœuvre d'atterrissage, il s'approche au ras du sol ; le pilote interrompt sa présentation et remet les gaz. Il tire sur le manche pour reprendre de l'altitude mais l'ordinateur de bord, craignant un décrochage, redresse l'avion, ce qui lui fait perdre de l'altitude, contrairement à ce que voulait le commandant ; l'arrière accroche la cime des arbres et l'avion s'écrase dans la forêt en bout de piste. « J'ai voulu remettre les gaz, mais ça a pas répondu... » selon Michel Asseline, le commandant de bord de cet appareil. De nombreux témoins, présents au meeting, filment la scène. L'accident cause la mort de trois passagers, et en blesse une centaine d'autres. Deux des passagers décédés, un tétraplégique et une fillette semblent être restés bloqués dans la carcasse de l'avion et sont morts d’asphyxie dans l'incendie qui a suivi quelques minutes plus tard, ainsi qu'une troisième personne venue leur porter secours.
Enquête