Le dix mai



Elle a surgit comme ça au milieu de la foule

Ses valises à la main me cherchant du regard
J’avais dans l’estomac comme une sorte de boule
La vie comme toujours tenait le fruit du hasard

On s'est embrassé, je ne l'avais jamais vu
J'ai aimé son bonjour, son air un peu gêné
Apres deux ou trois banalités de mon cru
On est sorti de la gare comme de vieux maries

La rouge auto nous emmena jusqu' au Faron
Ou la ville s'étalait à ses yeux éblouis
Déjà je sentais son cœur battre à l’unisson
Et moi pauvre diable la voyais comme une amie

Je me souviens encore du tout premier massage
Les mains douces amoureuses et l’air chaud dans le cou
Je ne disais rien essayant de rester sage
Et calmer tant bien que mal la horde de loups

Un soir dans la cuisine, elle m’a sauté dessus
Elle a osé ce que je n’osais essayer
On hésite quelque fois de peur d’être déçu
On passe à côté de baisers entrelaces

Tout cela est bien loin, je me suis assoupis
Et me suis retrouvé du côté d’autrefois
Quand j’hésitais encore sur ma vie, mes envies
Et que je n’avais pas fais de premier pas vers toi

Les semaines et les années se sont écoulées
Et c’est ton café qui le matin me réveil
Jamais je ne pourrai assez te remercier
Pour tout ton  amour infaillible qui m’ensoleille


Alors il y des choses que je regrette vraiment
Des choses qui t’ont fait mal et que je n’r’ferais pas
Si j’avais su comprendre tout cet amour avant
Dans la gare,  d’un coup,  je t’aurais pris dans mes bras

Je voulais te dire toutes ces choses que je savais

Que ne doutes jamais de ce que tu m’as donné
Tu as toujours été là quand il le fallait
Mon petit oiseau, mon amour, mon bébé.

Christian Goutte