Peco ô perdao


Je n’aurais jamais dû te connaître

Ni te frôler, t’apercevoir
Et imaginer peut-être
Une vie si douce soirs après soirs

On veut toujours ce qu’on n’a pas
Et on envie et on jalouse
Et même si tu ne me connais pas
J’ai tant aimé ta douce épouse

Si je te parle d’un prénom
À toi, il ne te dira rien
C’était celui que nous voulions
Quand elle mariait son corps au mien

Alors je te demande pardon
Pour tout le mal que je t’ai faits
Et du plus total abandon
Dans ses poèmes que je lisais

Je ne sais pas vraiment
Ce qui va te faire le plus mal
Et quelle image exactement
Détruira alors ton moral

Tout ce que tu envisageras
Je l’ai vécu, je le confesse
Et tu n’imagines même pas
Combien l’amour nous blesse

Je l’aimais tant si tu savais
Je t’ai volé sans le vouloir
Mais sais-tu que désormais
Ce n’est plus moi son tendre espoir ?

Le pire en fait est à venir
Je l’ai tenté, elle a osé
Comment pourrait-elle revenir
Et de nouveau encore t’aimer ?

On sera plusieurs à expier
Je suis le seul à te le dire
Combien de vies éclatées
Lui faudra-t-elle pour s’étourdir ?

Écrire des mots que tu ne liras pas
Parce que l’amour plus fort que tout
M’empêche de dire c'que tu n'sais pas
Même si j’aimerais beaucoup…

Christian Goutte