Pompadour



Nos rendez-vous secrets d'un calvaire de Bretagne

Et sentir sous nos mains cette peur qui nous gagne
Égarés loin de tout au milieu des campagnes
Nos cœurs noyés sous des bulles de Champagne

Mon âme s’égare, errante et vagabonde
Au milieu des abysses de nos amours profondes
Ton corps nu et offert, toi si pudibonde
Tous ces cris étouffés jusqu'à l’ultime seconde

Et si je n'étais qu'amant, qu'un amour de passage?
M’aimerais-tu autant comme un joli présage?
Et voudrais-tu encore de nos doux badinages?
Pour peindre à l'infini ces pastels coloriages?

Une mer bleu-turquoise d'un sentier littoral
Des cheveux balayés sous un puissant mistral
Que devient notre amour, l'indécent, l'immoral?
Un petit grain de sable le mettrait-il a mal?

Souvenirs mélangés de promesses de toujours
D'une femme amoureuse comme l'était Pompadour
Dans tes oreilles serine une musique d'amour
Et la voix langoureuse d'un vieux troubadour

C'est l'approche de l'automne et l'envol des ibis
Qui ravivent en moi ces souvenirs, ces délices
Dans mon âme le chagrin, s'insinue et se glisse
Une blonde ingénue s'enfuit dans les coulisses

Christian Goutte