Que deviens-tu Edrinnsa?



Que deviens-tu depuis ce temps

Es-tu heureuse, fais-tu semblant?
Te souviens-tu de ce passé
Où tu l’aimais sans trop compter?

As-tu toujours cette fée clochette

Que tu portais si joliment?
Un talisman, une amulette
Que tu prêtas à ton amant

Te donnes-il de ses nouvelles ?

Son cœur meurtri bat-il toujours?
On sait que les pleurs sont éternels
Tu les connais tous ces cœurs lourds...

Il regarde parfois un petit ours blanc
Sur lequel est posé un cœur gris en acier
Le bracelet de turquoise posé comme un diamant
Lui rappelle sans cesse les promesses oubliées

Tous ces cœurs qui un jour ont aimé

Puis s’en sont allés parce qu’ils avaient peur
Parce qu’un mari les avait à ce point dégoûtés
Les persuadant qu’une larme pouvait être mineure

Que deviens-tu depuis ce temps
Penses-tu à lui comme ça pour rien?
Il fut tu le sais tes quarante ans
Tu gâchas tout tu t’en souviens?

On veut du plaisir, jouir encore et encore

D’illusoires chimères qui font tourner la tête
On oublie vite que pour soi, un cœur bat si fort
Mais des fois il saigne et de dépit s’arrête

Je crois savoir qu’il ne t’a pas remplacé
Il ressasse à jamais tes câlins, tes mots doux
Il croyait si fort en toi, le temps s’est arrêté
Sur un retour de vacances, un début de mois d’août

Que deviens-tu depuis ce temps ?

Es-tu toujours mariée, toujours soumise?
Que devient ta maison, que deviennent tes enfants
Écoutes-tu toujours Marco et La lettre à Élise?

Te souviens-tu de ses mots, de ses promesses

Tous les tréfonds de l’âme qu’à son cœur on confesse?
Pour un simple regard; pour entendre ta voix
De nouveau et encore il reviendrait vers toi

Christian Goutte